Laura croit au prince charmant et pense l’avoir trouvé en la personne de Sandro, un jeune musicien. Mais, sur le chemin de chez sa tante, dans les bois, elle fait la connaissance de Maxime, un homme plus âgé et très attirant. En parallèle, sa tante essaie de reconstruire sa vie, et le père de Sandro est lui aussi perdu. Entremêlé de références à de nombreux contes classiques pour enfants – le plus évident étant celui du Petit Chaperon rouge – cet échantillon de vie de deux familles et de leur entourage est touchant et montre que la vie est rarement un conte. J’aime toujours autant voir Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri dans leurs films, et une mention spéciale pour Benjamin Biolay, excellent en Grand Méchant Loup.

“- On repart ? Contact, clignotant, rétroviseur.
– Vous êtes sûr ?
– Ben, on va pas rester là.
– Mais vous préférez pas conduire ?
– Mais, je sais conduire, moi déjà.
– Mai, on a failli mourir.
– Mais fff… Non, et je suis pas censé mourir aujourd’hui, moi.
– Ah bon ? Vous êtes censé mourir quand ?
– Le 14 mars.
– De cette année ?
– Mmm, de cette année, oui.
– A bon !!!
– C’est pour détendre l’atmosphère. C’est une astrologue, c’est une folle qui m’a dit ça y’a quarante ans.
– Mais ils disent jamais la date de la mort. Ils peuvent la voir, mais ils la disent pas. Ça m’étonne qu’elle vous l’ait dit.
– Oui, mais moi je m’en fous de tout ça. Donc, le code moral des voyantes, voyez, ça m’est égal. Je m’en fous de tout ça. On y va ?
– Ils ont pas le droit de vous le dire.
– Oui oui je sais, mais je m’en fous.”

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