Urs vit dans les montagnes suisses, où il skie et crée des découpages, parfois peu conventionnels, que les touristes achètent. Un jour, il rencontre Mei, une étudiante en vacances, et tombe amoureux d’elle. Ils se retrouvent sur plusieurs années, mais Mei lui paraît parfois différente, jusqu’au jour où elle disparaît complètement de sa vie. Devenu adulte, Urs reçoit une invitation pour une exposition à Londres. Ce voyage lui permettra enfin de percer le secret de Mei. Entre la Suisse et ses paysages enneigés, la Chine et sa réalité politique, avec même une brève apparition de Jonathan, cet album réunit tout ce que j’aime chez Cosey : une grande délicatesse, une mélancolie douce et une magnifique histoire d’amour. Ces albums m’accompagnent depuis l’adolescence, et je trouve cela profondément émouvant. Cette histoire ne fait que confirmer mon attachement intact à l’œuvre de Cosey.
“- Un baiser ! Un seul.
– C’est ridicule ! On ne se reverra pas. Je pense que tu es amoureux de Miss Wu, mais je ne suis pas Miss Wu !
– C’est pas ridicule du tout ! Confucius a dit qu’il faut toujours finir ce qu’on a commencé.
– Confucius était interdit en Chine !
– Bah, j’ai inventé ça. Mais il aurait pu le dire.
– OK ! Un seul et rapide.
– Non ! Pas rapide ! C’était déjà trop court avec l’arrivée des secours. Ce n’est pas un baiser qui va mettre en danger qui que ce soit ! Une heure…
– TU RÊVES ! 5 secondes.
– Une demi-heure minimum !
– Disons le temps… Le temps pour… un bol de thé… de refroidir.”
