Gilgamesh est un roi et héros légendaire de l’ancienne Mésopotamie, qui aurait régné sur la ville d’Uruk vers 2700 av. J.-C. Son épopée est l’un des plus anciens textes littéraires connus. D’abord roi puissant, mais arrogant et cruel, il devient l’ami d’Enkidu et vit plusieurs aventures avec lui. Après la mort de ce dernier, Gilgamesh part en quête de l’immortalité, avant de comprendre que les êtres humains doivent accepter leur mortalité. L’histoire explore surtout les thèmes de l’amitié, du deuil et de la recherche de sens dans la vie. Cette version adaptée résume très bien l’essentiel d’un texte complexe et lacunaire, et est agréablement illustrée de quelques images en noir et blanc. Jolie petite lecture.

“Utanapishtim répondit en tenant des propos qui lui rappelèrent ceux de Siduri :
– Manquerais-tu de bon sens, Gilgamesh ? Ignorerais-tu la chance que tu as ? Aurais-tu oublié que les dieux t’ont comblé en t’octroyant le privilège d’être beau et fort, d’être divin aux deux tiers et de régner sur Uruk ? Pourquoi cours-tu après l’impossible ? En entreprenant ce voyage qui t’a mené jusqu’à moi, tu as pris le risque de provoquer ta perte. La mort, dont nul ne connaît le visage, menace tous les humains. Seuls les dieux peuvent lui échapper. Mais pas toi, puisque tu n’es pas totalement divin. Elle est cruelle et t’emportera comme les autres. Rien ne dure éternellement. Ni la vie, ni l’amour, ni la haine. Et pas même ce que nous construisons. Tout prend fin un jour ou l’autre. La mort rôde. Elle est là, impalpable. Depuis leur origine, les hommes sont à sa merci et ignorent le moment où elle les emportera.”

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