Leandro Erlich est un artiste argentin connu pour ses œuvres monumentales et immersives. Ses créations, souvent inspirées de l’architecture – une piscine, un escalier, une façade d’immeuble –, invitent le spectateur à entrer dans l’œuvre et à en devenir un élément à part entière. Grâce à des jeux de miroirs et à des procédés empruntés à la prestidigitation, il crée des installations aussi déroutantes que fascinantes. L’exposition présentée au Grand Palais permet de découvrir l’ensemble de son travail, mais principalement à travers des maquettes. Si celles-ci donnent une bonne idée de sa démarche, elles rendent l’expérience un peu frustrante : l’œuvre de Leandro Erlich s’accommode mal des espaces d’un musée. Heureusement, l’exposition s’achève par une installation à taille réelle dans laquelle les visiteurs peuvent participer : une façade d’immeuble où chacun semble suspendu aux fenêtres. Bluffant.

Dans le miroir, je me vois là où je ne suis pas, dans un espace irréel qui s’ouvre virtuellement derrière la surface, je suis là-bas, là où je ne suis pas, une sorte d’ombre qui me donne à moi-même ma propre visibilité, qui me permet de me regarder là où je suis absent–utopie du miroir” – Michel Foucault.

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