Le deuxième acte raconte l’histoire de quatre acteurs qui tournent un film plutôt nul et qui, au fil du tournage, sortent de leur personnage pour parler de leur propre vie d’acteurs. La particularité très Dupieux, c’est cette superposition constante entre fiction et réalité, un peu comme dans Non Film, où l’on ne sait jamais très bien dans quelle couche on se situe. Ça finit par nous faire un peu buguer le cerveau. Sinon, il ne se passe pas grand-chose et certaines scènes sont très longues à supporter… mais c’est clairement intentionnel. Voilà, encore un autre film de Dupieux.
“- Tu sais quoi ? Commence déjà par assumer ton homosexualité si tu veux donner le bon exemple au public. Arrête de te planquer. Sors du placard.
— Quoi ? Mais va te faire foutre toi aussi, quel rapport, de quoi je me mêle là.
– C’est bien beau de donner des leçons à la terre entière, là. Déjà règle ton souci perso, après on verra.
– Putain ! Alors attends, pour ton info déjà, je n’ai pas à me justifier une seule seconde devant toi, d’accord ? Et quand même, quand même, excuse-moi d’abord, c’est pas un souci, ok ? J’suis pas homosexuel, j’suis bi. C’est pas la même chose.
– C’est pratique ton truc, comme les voitures hybrides. Tu pollues puis quand ça t’arrange, tu passes en électrique. C’est génial ton truc, génial.
– Oh, ce cours, je n’ai même pas envie de comprendre une seconde cette métaphore dégueulasse là.”