Dans le cadre de la fermeture du Centre Pompidou, dix écrivains ont été invités à évoquer dix œuvres du musée. Ici, Dany Laferrière s’attarde sur Grand Intérieur rouge de Matisse, à travers l’histoire d’un jeune artiste de Port-au-Prince tombé sous le charme de ce tableau. Un chef de gang le prend alors en grippe, et un duel s’ensuit. Le récit, un peu décousu, se révèle parfois difficile à suivre, mais il séduit par son originalité et surtout par les nombreuses illustrations, éclatantes de rouge et de bleu… à la manière de Matisse. Un bel hommage à ce beau tableau.
“Cette agitation me donne un goût au calme. Et je me demande tout d’un coup si cette œuvre Grand Intérieur rouge, sous son apparence si bourgeoise, ne conduisait pas à une sorte d’ivresse. Un vertige. Un intérieur banal qui vous attire en ouvrant chez vous l’appétit de savoir ce qui se passe derrière la scène. Ce monde endormi. Des fleurs aux couleurs vives mais qui semblent séchées. On a envie de visiter les autres pièces, de savoir s’il y a des gens dans la maison.”
