Élevée dans le confort, sans jamais manquer de rien, Florence se retrouve à 17 ans brutalement privée d’argent de poche, puis de toute ressource. Elle a un enfant, puis un deuxième, et partage sa vie avec un compagnon sans travail – et manifestement sans réelle envie d’en trouver. Très vite, elle se confronte à la faim, au froid, et à la lutte quotidienne pour survivre, ne devant son salut qu’à ses dessins. À cette précarité s’ajoute une colère immense envers des parents qui semblent totalement indifférents à ce qu’elle traverse. Florence raconte la désillusion d’une adolescente face aux réalités sociales et à des parents démissionnaires. Elle met des mots sur la honte, l’humiliation et la culpabilité de ces années-là. C’est un récit bouleversant et sombre – et ses parents, visiblement, n’en sortent pas indemnes.

“Dans ce si fragile passage de l’enfance à l’âge adulte, nous étions entourées par l’indifférence ou par la haine de nous voir partir.
Était-ce si difficile pour ma maman de nous voir nous éloigner géographiquement, politiquement, spirituellement ?
– NE PARTEZ PAS !!
Nous avions enfreint les lois de la reproduction familiale, les règles de notre classe sociale.
Nous, les mauvaises filles, il fallait nous faire PAYER.”

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