Dans l’atelier peinture de la Comédie de Genève, une grande table, des chips, du vin, de l’eau, et une douzaine de personnes assises autour. Parmi elles, cinq actrices qui vont interpréter La Mouette de Tchekhov d’une manière résolument originale. En quelques mots, La Mouette, c’est l’histoire de Konstantin – Kostia – amoureux de Nina, qui s’enfuit avec Boris Trigorine, lui-même amant de la mère de Kostia. Amours impossibles, drames, larmes… et suicide. Ici, la pièce est radicalement épurée : seulement cinq personnages de l’œuvre originale, tous interprétés par des femmes, y compris les rôles masculins, et une place centrale donnée à Macha, la fille des intendants du domaine. La mise en scène autour de cette table – les autres convives étant des spectateurs – est saisissante. Rien à regarder, au fond, sinon les émotions : pas de déplacements, pas de décor. Il ne reste qu’à écouter. J’ai adoré cette déconstruction, portée par des flots d’émotions surpuissantes.
“No tiene nada que ver con la fama, el brillo o loo que soñamos. Tiene que ver con saber resistir. Se trata de tomar la cruz y creer. De eso se trata. Cuando pienso en mi vocación, no tengo miedo a la vida.”
“Cela n’a rien à voir avec la célébrité, les paillettes ou ce dont nous rêvons. Il s’agit de savoir résister. Il s’agit de prendre la croix et de croire. C’est de cela qu’il s’agit. Quand je pense à ma vocation, je n’ai pas peur de la vie.”
Ceéation en février 2023, à la salle Apacheta, Buenos Aires, Argentine.
En Espagnol, surtitré en français