Joli jeu de mots renvoyant à la Comtesse de Ségur, ces petites filles sont résolument modernes. À travers l’histoire de deux adolescentes qui s’aiment, la pièce déploie un conte sombre : celui de deux êtres dont les sentiments sont profonds et entiers mais dont le temps ne s’écoule pas au même rythme pour les deux, de deux jeunes filles contraintes de se cacher, d’une tentative de suicide, d’une maison inquiétante. On s’y perd volontairement, entre des dimensions multiples où réalité et fiction s’entrelacent jusqu’à devenir indissociables. Traversée par la peur, la douleur et l’amour, cette histoire se révèle en même temps touchante, troublante et bouleversante. J’ai vraiment beaucoup aimé.

“Bienvenue dans la série des histoires extraordinaires qui n’ont pas de fin. Alors ça commencerait comme ça, par le plus inconcevable. Une histoire vraie jamais vérifiée, une révélation jamais certifiée. Dans d’autres dimensions du vide, il existerait des mondes tellement différents qu’il serait vain d’essayer de les décrire ou de les expliquer. Dans ces mondes-là, ce que nous appelons le temps, les distances, le poids, la lumière, l’ombre et le silence n’auraient aucune signification.”

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