Un jeune homme est invité par une aristocrate à rendre visite à son mari, dont elle s’est éloignée au fil des années. Sans vraiment comprendre la raison de cette demande, il accepte, et se laisse finalement entraîner dans une relation de séduction et plaisirs de la chair avec cette femme. Le lendemain, lorsque le véritable amant de celle-ci arrive, il découvre qu’il n’a été qu’un simple leurre destiné à détourner l’attention du mari. Écrite une première fois en 1777 puis remaniée en 1812, cette histoire dévoile les jeux d’apparences et les complicités du monde aristocratique, tout en mettant en scène le pouvoir de séduction et d’action des femmes dans une intrigue aux accents libertins. J’ai toutefois nettement préféré la première version, qui me semble plus vive, plus spontanée et plus fraîche.


“Épargnez-vous la feinte ; je sais sur votre compte tout ce que l’on peut savoir. La Comtesse est moins mystérieuse que vous. Les femmes de son espèce sont prodigues des secrets de leurs adorateurs, surtout lorsqu’une tournure discrète comme la vôtre pourrait leur dérober leurs triomphes. Je suis loin de l’accuser de coquetterie ; mais une prude n’a pas moins de vanité qu’une coquette. Parlez-moi franchement : n’êtes-vous pas souvent la victime de cet étrange caractère ? Parlez, parlez.”

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