Hamaguri, des palourdes dont les coquillages permettent de jouer au jeu des paires. Ce hamaguri dans lequel Yukiko inscrit son prénom et celui de Yukio et qu’elle lui offre, scellant leur amour d’enfant. Ce volume de la série explore le point de vue de Yukio, qui aime profondément Yukiko et ne comprend pas pourquoi celle-ci tout à coup refuse de le voir. Il découvrira des années plus tard pourquoi son amour avec elle était impossible. Ce récit explore les mêmes thématiques que le premier, Tsubame, la mémoire, les impacts de la guerre et l’identité dans ces contextes tumultueux. J’ai trouvé intéressant de voir la même histoire d’un autre point de vue. Très délicat et mélancolique.
“Elle lève les yeux au ciel : “Je pense à ce qui arrive à la mémoire après la mort. Ce qu’on a dit, ce qu’on a pensé, ce qu’on a appris… Où ça va après la mort ?”
Je réponds: “Je ne pense pas à la vie après la mort. Je crois que la mémoire disparaît au moment de la mort.”
Elle demande : “Comment peut-on savoir que la mémoire disparaît ? On sait que le corps, incinéré ou enterré se décompose, parce qu’il possède une forme matérielle. Mais la mémoire, qui n’a pas de forme, comment peut-on savoir qu’elle disparaît ?”