Emmanuel Jardin, frère d’Alexandre et son aîné de deux ans : une complicité d’enfance, des tensions, mais surtout un lien profond. Jusqu’au jour où ce frère, fragile et épris de liberté, met fin à ses jours. Alexandre raconte alors le deuil, la culpabilité et l’absence. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu Alexandre Jardin. On peut lui reprocher de puiser sans cesse dans son histoire familiale, mais cette matière semble inépuisable. L’écriture, simple et émouvante, frôle parfois le pathos, mais peut-on vraiment lui reprocher cela ? Un récit touchant, celui d’un frère qui semblait à peine avoir eu le temps d’exister, emporté trop tôt.

“En réalité, personne ne consent à penser l’impensable. On rétropédale devant l’horreur possible, l’irrémédiable offense du destin. Si nous acceptions d’emblée l’hypothèse du pire, l’optimisme qui soutient la vie s’effacerait sans doute et c’en serait fini de l’avenir.”

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