Vasudeva naît le jour de la mort du patriarche du village, un signe favorable ou funeste ? Très tôt confronté aux jeux de pouvoir, il est tenté par l’autorité, mais en découvre rapidement la violence et s’en détourne, lassé par le sang et les compromissions. Il part alors en quête de vérité et de justice, cherchant des réponses auprès de sa mère, d’un vieux sage, puis en lui-même. Résistant aux pressions du pouvoir, Vasudeva choisira de rester fidèle à ses principes jusqu’au bout. Ce récit prend la forme d’un conte philosophique sobre et puissant, qui interroge la légitimité du pouvoir, la responsabilité individuelle et la fidélité à ses principes – des questions toujours d’une grande actualité.

“Vasudeva, mon fils bien-aimé, murmura-t-elle, les Dieux que tu sers ne permettent pas que nous versions le sang. La flèche n’est pas le meilleur chemin vers la justice.
– Mère, gémit-il, l’homme a frappé et il frappera encore. Les Dieux ne veulent pas non plus que le fouet s’abatte sur les cheveux gris.
– Parfois si, répondit-elle sans pleurer. Ce qu’ils veulent n’est pas de notre ressort. Celui qui essuie le sang de ses propres cheveux est plus proche du souffle des Dieux que celui qui le fait verser.”

Titre original : Der weiße Büffel
Traduit de l’Allemand

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