Dans ce sixième tome, le récit s’ouvre sur le départ d’Albertine. Le narrateur, qui commençait à se lasser de sa présence, se retrouve soudain obsédé par l’idée de la faire revenir. Il déploie alors tous ses efforts, par des lettres et avec l’aide de son ami Saint-Loup, pour la convaincre de revenir. Mais l’annonce brutale de sa mort vient bouleverser ses plans et fait basculer le récit. Dès lors, il oscille entre chagrin, regrets et volonté d’oubli. Cette perte agit comme un révélateur : ce n’est peut-être pas Albertine qu’il pleurait, mais l’image idéalisée de l’amour qu’il avait construite. Il lui reste sans doute encore à mûrir, mais moi, je prends du plaisir à suivre ses états d’âme.
“Un fait objectif, une image, est différent selon l’état intérieur avec lequel on l’aborde. Et la douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité qu’est l’ivresse.”