La perte d’une mère est l’une des épreuves les plus douloureuses de la vie. Comment imaginer l’après ? Comment continuer à avancer ? Pour survivre à ce chagrin, Mathias se réfugie dans l’imaginaire, accompagné de Giant Jack, une figure protectrice qui aide les endeuillés. Giant Jack offre une cape d’ombre pour se sentir en sécurité, des livres pour comprendre, et parfois même un voyage – périlleux – au pays des morts. C’est là que l’auteur découvre que sa mère y a trouvé sa place, aux fourneaux, comme elle l’était dans la vie. Ce roman, profondément émouvant, laisse la douleur et la tristesse affleurer à chaque page, tout en portant un message d’espoir : celui d’un deuil qui, avec le temps, mène peu à peu vers un certain apaisement. Très touchant.

“Mais non ! Les fantômes sont faits de souffle, de véritables petits morceaux de vent, ils peuvent inhaler une quantité incroyable de brouillard en une seule inspiration. En Ecosse ou en Islande, les vivants et les fantômes vivent en harmonie. Chacun croit et respecte l’étrangeté de l’autre, et ça se passe très bien. Les fantômes sont contents de sortir inhaler les tonnes de brouillard épais que génère la terre de ces pays, et les vivants sont contents de voir le ciel bleu de temps à autre grâce à ces avaleurs de nuages. C’est une sorte d’équilibre naturel. En plus, c’est très beau à regarder, des fantômes qui inhalent de la brume. Ils font toute une série de jolis tourbillons. Ils manifestent leur plaisir par de petits cris très fins – on dirait des scies musicales désaccordées. Les fantômes crient comme ils respirent, ça ressemble au son que ferait du vent s’engouffrant dans une flûte à bec.”

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