Un petit groupe de quatre amis parisiens échange sur des sujets en apparence anodins : le corps, le désir, le hasard ou encore le sens de l’existence. Leurs conversations sont légères et plutôt amusantes : une réflexion sur le nombril, devenu objet de désir au même titre que les fesses, les cuisses et les seins, ou une anecdote sur Staline, joueur et plein d’humour ! Mais c’est du Kundera : l’apparente légèreté cache une réflexion ironique et philosophique sur l’insignifiance de la vie moderne. C’est un roman un peu décousu, bizarre, parfois drôle, parfois incompréhensible. Je ne m’attendais pas à autre chose.

“Le temps court. Grâce à lui, nous sommes d’abord vivants, ce qui veut dire : accusés et jugés. Puis, nous mourons, et nous restons encore quelques années avec ceux qui nous ont connus, mais très tôt un autre changement se produit : les morts deviennent des vieux morts, personne ne se souvient plus d’eux et ils disparaissent dans le néant ; seuls quelques-uns, très très rares, laissent leurs noms dans les mémoires mais, privés de tout témoin authentique, de tout souvenir réel, ils se transforment en marionnettes…”

Categories