L’art aborigène évoque souvent des œuvres colorées et vibrantes. On l’associe volontiers à la peinture en pointillés, mais il est en réalité bien plus varié. L’intérêt de l’exposition présentée au musée Rath tient au fait qu’elle met exclusivement à l’honneur des peintres aborigènes femmes. Certaines ont commencé à peindre tardivement et ont signé leurs œuvres en leur nom, comme Mirdidingkingathi Juwarnda Sally Gabori, qui a débuté vers 80 ans, ou Patsy Lulpunda Anguburra, presque centenaire. J’avais déjà découvert certaines de leurs œuvres, notamment à la Biennale de Venise, et c’était particulièrement enrichissant de les voir réunies ici.
“Au début, les femmes ne participaient pas à la production d’art contemporain.
Elles peignaient sur les grandes toiles ou les écorces des hommes de leur famille, mais leur contribution n’était souvent pas reconnue. Progressivement, une nouvelle dynamique permet aux femmes de développer leur propre pratique artistique.”