Le père de Magda meurt dans un accident de voiture. Elle hérite alors de sa maison, mais aussi de son androïde. Problème : c’est ce dernier qui conduisait la voiture au moment de l’accident. Les avocats du père veulent donc porter plainte pour homicide. Mais contre qui ? Le fabricant de l’androïde ou l’androïde lui-même ? Les dessins de Cyril Bonin, ainsi que la palette de couleurs utilisée, sont magnifiques et donnent à l’ensemble une atmosphère douce et mélancolique. L’histoire est très touchante, notamment dans la relation qui se crée entre Magda et cet androïde qui semble développer une véritable conscience. Le récit soulève ainsi des questions éthiques et juridiques qui pourraient devenir très actuelles dans un futur proche. Belle histoire.
“Mon père ne supportait pas le changement. Or la vie, c’est le changement. À tel point que l’on peut se demander comment on peut dire “Je”. Il faudrait presque parler de soi au pluriel. Ce que l’on a été à cinq ans, dix ans, vingt ans, cinquante ans… Sans parler des différentes facettes qui composent notre personnalité…”
