À l’origine tourné sous forme de film, il est assez simple de résumer la trame de 200 Motels : un groupe de musique part en tournée et en subit les conséquences, notamment sur sa santé mentale et ses relations. Mais un tel résumé est loin de rendre justice à la nature complètement déjantée du spectacle. Musique assourdissante, panneaux publicitaires où les mots défilent en permanence, costumes extravagants, danse, acrobaties, combats, références sexuelles omniprésentes et explosion de couleurs : tout contribue à créer un univers chaotique et hallucinatoire. C’est une plongée dans une Amérique du “sex, drugs and rock’n’roll”, mais aussi une satire féroce du monde du spectacle et de la célébrité. On y croise même Trump, parfaitement reconnaissable, se promenant avec son minuscule sexe à l’air : une provocation assez audacieuse. À noter également la performance de Christopher Park, qui présente l’”Intropéra” vêtu en femme blonde pulpeuse et perchée sur de hauts talons : complètement délirant et très drôle. Un bel exemple de l’imagination sans limites de Frank Zappa et une belle soirée.

“Lord, have mercy on the hippies and faggots
And the dykes and the weird little children they grow.”

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