Deux ballets en une soirée. D’abord, une pièce sur le Boléro de Ravel. Des danseurs vêtus de blanc, de voiles éthérées et de costumes en résille, évoquent des squelettes. Un miroir géant incliné apporte une dimension supplémentaire à la scénographie. La musique du Boléro, avec son crescendo tout en douceur jusqu’à l’explosion finale, est déjà un plaisir en soi. La danse qui a été créée avec est également magnifique de fluidité, plus classique que je ne l’aurais imaginé de la part du metteur en scène, mais très belle. En deuxième partie, Bal Impérial rend hommage aux 200 ans de la naissance de Johann Strauss II. Une histoire de banquets, de soirées de débauche et de classes sociales. De nouveau, de la danse assez classique, mais avec une petite touche d’originalité, notamment les mouvements des bras en angles bizarres et saccadés, qui ajoutent une touche humoristique. Les costumes sont délirants, colorés, polyvalents, avec des jupes courtes devant et longues derrière, et inversement quand nécessaire, extrêmement jolis. J’ai également apprécié, dans les deux pièces, l’absence de genre : il s’agit simplement de personnages définis par leur humanité plutôt que par leur identité. Vraiment deux œuvres hors du commun.

Bal impérial : Création mondiale en novembre 2025 au Grand Théâtre de Genève – Coproduction avec le Festival Johann Strauss 2025 Wien et Eastman Dance Company
Boléro : Créé en 2013 à l’Opéra National de Paris, repris en 2023 au GTG

Categories:

Categories