Dans le cadre de la fermeture du Centre Pompidou, dix écrivains ont été invités à évoquer dix œuvres du musée. Ici, Claudie Hunziker écrit un texte autour de l’œuvre de Gilles Aillaud, L’Eléphant, un éléphant en captivité avec une défense cassée. Cinq amis, certains en tout cas des artistes, discutent d’eux-mêmes, de leur écriture et de leur musique, et surtout du monde animal et de comment l’appréhender. Je dois avouer que je suis restée perdue devant ce texte dont je n’ai pas bien compris le fond et le vrai rapport avec l’œuvre.

“Une suite de moments, comme ça vient, j’aime mieux ça que d’avoir à construire un roman lancé vers son but avec une progression et une fin, à la poursuite d’un sens, comme si la vie en avait un, comme s’il fallait absolument une narration, alors que de la vie, je préfère guetter les apparitions, inscrivant tout en moi, sans mots encore, intensément, en une suite d’instantanés physiques qui m’éclatent en morceaux, comme maintenant, fenêtre ouverte, parce que tout à coup il se met à pleuvoir.
Impression légère d’une approche autour de moi.
Est-ce que ce sont des pas, des pieds nus ?
Plutôt des mains, des doigts ?
Une seule peau qui s’ébroue ?
Dehors? Dedans?”

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